Je suis en “quarantaine” encore quelques jours (j’ai attrapé la “coqueluche”, “une maladie grave mais rare“, une maladie que je croyais réservée aux nourrissons… Rigolez pas !! Je dois rester enfermé, sans contacts pendant 5 jours…) J’ai une toux caverneuse et les cordes vocales tellement abimées que j’suis aphone – ça, ma femme et mes gamins apprécient plutôt… Bon en même temps, faut positiver, j’peux du coup chanter comme Fil Ze Loom
Du coup, je passe mon temps à écouter de la musique (je viens notamment de découvrir un groupe pop qui me plaît beaucoup : Thirteen Senses, c’est bien classe, écoutez-moi ça !), je regarde des films d’espionnage (comme Fair game par exemple avec Sean Penn et Naomi Watts…) et quelques délires post-modernes (dans la filiation littéraire de Bret Easton Ellis et autres Jay Mc Inerney ou plus récemment Nick McDonnell, auteurs que j’adore), j’ai – par exemple – regardé la première saison de “Californication” : à hurler de rire ! Et surtout – chacun ses névroses – je bouquine beaucoup. Ca c’est bon aussi.
J’ai terminé cette nuit Mes illusions donnent sur la cour… d’un jeune auteur (Sacha Sperling) : déprimant pour le père d’ados que je suis (encore une invention marketing à la con ce pseudo-concept d’ “adolescent”, y’a même des “adulescents” !! Moi j’dis, vivement que la gauche revienne, qu’on arrête avec ces conneries !
. Allez François, change pas d’lunettes (surtout prend pas celles d’Audrey Pulvar, pitié !)
Du coup, retour vers la musique. Retour au plaisir quoi. Je viens de commencer un livre de LeRoi Jones (classe le nom !), qui s’intitule “Le peuple du blues“, sous-titré “La musique noire dans l’Amérique blanche” (je pense que si on tentait “La musique noire dans la France blanche”, ce serait plus délicat…) Bon, c’est à peu à cause de Keith Richards et de sa bio (voir billet précédent) que j’ai voulu faire un p’tit retour sur la question du blues. J’avais attrapé la référence de ce bouquin dans le livre de l’excellent Greil Marcus (voir son ouvrage Lispstick Traces, que je recommande aux aficionados, dont je fais partie).
Un livre sur la musique, où d’entrée de jeu l’auteur annonce qu’en fait “il pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses”, c’est bon à prendre pour se sortir de la pression – toujours plus grandissante chaque année – chez nos chèr(e)s étudiant(e)s pour “plus de réponses que de questions“… (je m’égare un peu, mais font c… avec leur mentalité d’ “usagers”, enfin de “consommateurs” en fait !, ou encore un concept à la con – bien chargé idéologiquement, donc pas si “à la con que ça finalement”… de “consomm’acteurs“).
J’en suis donc à l’intro du bouquin de LeRoi Jones. Le thème du bouquin – le chemin pris par l’esclave pour arriver à la “citoyenneté” - et son hypothèse d’une analogie avec le “blues” puis le “jazz” comme musique de “l’esclave-citoyen”, me plaît bien à ce stade (celui de l’intro, je répète). Selon LeRoi (ou Amiri…), “La seule base de référence spécifique du profond changement qui s’est produit chez le Noir en passant de l’esclavage à la citoyenneté, c’est sa musique“.
Bon, je reprends un peu de Josacyne (un anti-bio) et d’anti-tussif et j’te suis mon pote ! Tu vas m’expliquer ça. Suite plus tard…

Alors, lui c'est LeRoi Jones, l'auteur, également connu sous le nom d'Amiri Baraka…

Bon, lui c'est Greil Marcus, le critique musical et artistique - un métier sérieux visiblement…, c'est vrai, tous les critiques font la gueule sur les photos, ça donne pas envie comme métier ! - personnage dont je vous ai proposé l'un des bouquins plus haut.