Avatar « Je te vois ». Une expérience philosophique

Dans cet ouvrage, Natalie Depraz, professeure à l’université de Rouen et membre des Archives-Husserl à l’ENS, mène une interrogation à partir du film plutôt que sur le film, sur la possibilité commune au personnage principal Jake Sully et au spectateur, de se sentir soi-même dans un autre corps. C’est l’expérience de la réalité virtuelle et de l’avatar, au sens actuel de la forme qui représente une personne dans un environnement graphique informatique, qui est ici en jeu. Mais aussi, plus globalement, d’une réflexion sur l’altérité et les métamorphoses, du corps et de la conscience, qui s’appuie sur des références phénoménologiques.

See on Société numérique, Information-Communication and on blog.crdp-versailles.fr

Publicités

Pour une épistémologie du capitalisme…

Je viens de découvrir l’activité du laboratoire SOPHIAPOL (Université Paris 10), co-dirigé par Alain Caillé et Christian Lazzeri, et en particulier de son séminaire « Pour une épistémologie du capitalisme« . Cette équipe pluridisciplinaire (sociologues et philosophes) réfléchit « sur le sens de notre présent et de notre avenir historiques ». La question du capitalisme (comme forme social-historique dirait Castoriadis), et le processus de transformation du « projet néo-libéral », sont au cœur du séminaire 2011 de cette équipe.

A suivre impérativement ! (programme 2010 – 2011). S’abonner aussi au blog l’équipe Sophiapol sur la plate-forme hypothèses.org.

Les « transformations silencieuses »…

Première suggestion de lecture de cette année… Je viens de relire « Les transformations silencieuses » de François Jullien, qui vient de sortir en poche. Cet excellent philosophe continue dans le prolongement de sa posture (le « détour » par la pensée chinoise), il déploie sa démarche qui consiste à « dépayser la pensée« , pour raisonner en terme de situation, de propension et de transformation « continuée » du monde.

Dans cet essai (initialement publié en 2009), François Jullien propose de comprendre pourquoi la pensée occidentale a une difficulté à « penser la transformation ». Sa réflexion vise à élucider pourquoi « la question de la transition est bien – “logiquement”, c’est-à-dire “du point de vue du logos – le point d’achoppement de la pensée grecque » (p 33).

« La question de la transition fait trou dans la pensée européenne », écrit-il. Fondamentalement parce que, poursuit-il, penser la transformation suppose de se mettre en rupture avec la logique iédétique (la « forme-essence » de Platon) et ce qui en découle : la logique de la séparation !

Autres aspects qu’aborde l’auteur : la question de l’ « Etre » et de la « détermination »… (déterminer – nommer – pour « produire du vrai ») ; la question du logos (le « discours-raison ») et la problématique du temps, qui est centrale dans nos cultures occidentales.

Comme toujours avec François Jullien, une lecture très stimulante qui nous propose de « penser notre impensé ».

François Jullien

Castoriadis pour nous aider à « penser le monde autrement »

« Je veux secouer les gens, et je veux faire comprendre que l’homme n’est pas, de droit divin, un être démocratique. Que la démocratie a été une création, une conquête de l’histoire, qu’elle est constamment en danger et que d’ailleurs elle est en train de ficher le camp. »

Il est toujours sain – et stimulant – de lire et/ou relire Castoriadis. En ces temps où la démocratie est animée de divers soubresauts, en recherche de nouveaux consensus, l’ouvrage « Démocratie et relativisme. Entretiens avec le MAUSS » (Mouvement Anti Utilitariste dans les Sciences sociales) est bienvenu pour nous aider à « penser le monde autrement »… et « libérer l’avenir » !! Au éditions Mille et Une nuits

Conférence Ars Industrialis sur « Economie et désir »

L’Association internationale pour une politique industrielle des technologies de l’esprit (Ars Industrialis) propose le 31 janvier 2009, au Théâtre de la Colline (Paris), une conférence de M. Lazzarato sur le thème « Economie du désir et désir en économie« .